Pêche sous la glace à Oeschinensee, février 2015

Niché au fond de la vallée de la Kander dans l’Oberland Bernois : Kandersteg. Les neiges et glaciers des sommets des Alpes bernoises dominent le village et alimentent un lac de montagne intact, l’Oeschinensee. Depuis ce joyau situé à 1578 mètres, on peut y admirer des forêts, des parois tombant à pic dans le lac, des glaciers et des sommets impressionnants. Ses eaux pures viennent alimenter la rivière Kander qui traverse le village.

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Après une première expérience d’un weekend de pêche à travers la glace fort probant en 2014, il a naturellement été décidé de reconduire l’opération dans ce havre de paix. Quelque 220 kilomètres de route auront été nécessaires pour prendre nos quartiers dans notre QG de l’Hôtel restaurant Rendez-vous tenu par la très rigoureuse Margrit Dreier à qui nous aurons donné quelques cheveux blancs en raison notamment de notre approche divergente de l’ordre et de l’organisation.

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Heureusement, nous avons pu compter sur feu Hans Fuchs, membre de la société, pour établir un dialogue et une confiance à toute épreuve avec Margrit. Oui, Hans aura été le trait d’union permettant une cohabitation entre le côté relax, spontané et léger du bout du Léman avec celui plutôt réfléchi méthodique et structuré de Kandersteg. En 2016, nous serons orphelins de Hans et devrons nous débrouiller seuls, mais grâce à lui, les bases sont saines et nous poursuivrons l’aventure chez Margrit.

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Montés depuis le centre du village en télécabine nous arrivons enfin au lac après une marche en pente douce de 30 minutes. Le paysage est grandiose ! Long de 1,5 km sur 1 km et profond de 60 mètres, le lac abrite les espèces truites arc-en-ciel, les ombles chevaliers, les ombles du Canada en augmentation depuis 1992, de nombreuses perches et de nombreux pêcheurs. Cette année nous disposions d’une foreuse à glace manuelle ultra performante ! Merci Hans !DSC_0003_3

Chacun fore son ou ses trous, plus ou moins rapprochés, mais avec la même ferveur. Puis c’est au tour du montage. Là, les techniques diffèrent : du train de nymphes à la dandine en passant au vers et teignes, chacun y va de de son montage dans la bonne humeur. DSC_0143Ensuite, le temps s’écoule plus ou moins vite en fonction des touches et des prises. Il fait froid, très froid ! Afin de ne pas entamer son capital motivation après les premières heures de pêche, il n’est pas inutile de rappeler qu’un petit ravitaillement sous forme liquide permet de relativiser le temps resté immobile et ainsi réchauffer le cœur et les muscles. Malgré tout, il peut arriver qu’aucun contact ne s’établisse avec un poisson après 3-4 heures, dans ce cas il est possible de se remobiliser et de faire une analyse de l’échec à chaud dans le magnifique et chaleureux restaurant surplombant le lac.

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En fin de journée, la descente à Kandersteg se fait en luge. Les nombreux pièges de la descente mêlés à l’envie de finir la course devant génèrent de spectaculaires sorties de pistes et de magnifiques séances de fous rires.

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Arrivés au QG, douches chaudes, apéro et le menu de Margrit nous invitent à refaire cette superbe journée de pêche sous la glace et à nous réjouir du lendemain. En 2016 nous y retournerons et du haut du lac nous serons un peu plus près de Hans pour qui nous aurons une pensée émue. Au bon souvenir de son magnifique sourire nous nous réchaufferons.